Genèse · rencontres · chemin
D’une petite idée d’atelier à une association en mouvement.
L’histoire de La Collective dans Tous ses Etats – The Collective in All its States commence en janvier 2024 à Avioth. Une idée d’atelier d’écriture devient un week-end, puis une série de rencontres, une association de fait, une ASBL et un réseau de personnes, de lieux et de créations.
The story of La Collective in All its States begins in January 2024 in Avioth. An idea for a writing workshop becomes a weekend, then a series of gatherings, an informal association, a non-profit and a network of people, places and creations.
La graine · The seed
Faire se rencontrer les mondes.
À l’origine, il y a une volonté de décloisonner : rapprocher les territoires, les âges, les croyances et les disciplines ; réduire la distance entre l’art, la philosophie, la science et l’écologie ; retrouver le jeu et la création libre, hors de l’injonction à la productivité. Il y a aussi le désir d’accueillir toutes les couleurs émotionnelles — la colère, la tristesse, l’ennui comme la joie — parce que c’est dans cette pluralité que l’art peut toucher, relier et réparer.
At the origin lies a desire to reconnect: territories, generations, beliefs and disciplines; to reduce the distance between art, philosophy, science and ecology; to recover play and free creation beyond productivity. It also means welcoming the full emotional spectrum — anger, sadness and boredom as much as joy — because art can touch, connect and repair through that plurality.
Une histoire détaillée, étape par étape
Cette chronologie reprend les étapes principales du récit transmis lors de la première Assemblée Générale ordinaire de l’ASBL.
Une idée s’installe à Avioth
Autour de la table du Centre de Partage d’Avioth naît l’idée d’un atelier d’écriture. Le lieu, son jardin, ses recoins et sa bibliothèque secrète donnent envie d’écrire à partir du territoire. Le soir, devant le feu, l’idée grandit : plutôt qu’un atelier isolé, pourquoi ne pas créer un week-end entier et faire se rencontrer Bruxelles, Liège, Avioth et d’autres mondes ?
An idea settles in Avioth
Around a table at the Centre de Partage in Avioth, the idea of a writing workshop appears. The place, its garden, hidden corners and secret library invite writing from the territory itself. That evening, by the fire, the idea expands: rather than one isolated workshop, why not create a whole weekend and bring together Brussels, Liège, Avioth and other worlds?
1001 Mains : le premier souffle
Moins de deux mois plus tard, 1001 Mains rassemble un premier groupe autour de l’écriture. Le programme initial se transforme au contact des participant·es : les textes circulent, se répondent et se prolongent sous d’autres plumes. Le groupe se soude, un recueil se prépare et le désir de recommencer devient collectif.
1001 Mains: the first breath
Less than two months later, 1001 Mains gathers a first group around writing. The original programme changes in response to the participants: texts circulate, answer one another and continue under other pens. The group bonds, a collection begins to emerge and the desire to continue becomes collective.
Un nom pour une aventure collective
Le nom « La Collective dans Tous ses États » apparaît dans le sillage de 1001 Mains. « La Collective » affirme une aventure pensée au féminin et en commun. « Dans tous ses états » accueille la pluralité émotionnelle, la porosité entre les disciplines et le désir d’abolir les frontières qui séparent les personnes, les territoires et les imaginaires.
A name for a collective adventure
The name “La Collective dans Tous ses États” emerges in the wake of 1001 Mains. “La Collective” affirms a feminine and shared adventure. “In All its States” welcomes emotional plurality, movement between disciplines and the desire to dissolve borders between people, territories and imaginaries.
Une association de fait prend forme
La Collective devient une association de fait. Elle reçoit un visuel et un logo dessinés à la main, puis ouvre ses premiers espaces de communication. Une identité reconnaissable commence à se tisser autour de la création, de l’accueil, de la reliance et du soin du vivant.
An informal association takes shape
The Collective becomes an informal association. It receives a hand-drawn visual identity and logo, then opens its first communication channels. A recognisable identity begins to form around creation, welcome, connection and care for the living world.
Moins de biens, Plus de liens : la puissance collective
À l’occasion de la Fête du Partage, La Collective passe d’un week-end à six jours et de l’écriture à une constellation d’arts. Avec une équipe élargie et une quinzaine de participant·es, surgissent chant, danse, poésie, théâtre-forum, improvisation, mode surréaliste et fresque collective. L’expérience révèle la force — et l’intensité — de la co-création.
Moins de biens, Plus de liens: collective power
During the Fête du Partage, the Collective moves from one weekend to six days and from writing alone to a constellation of art forms. With a larger team and around fifteen participants, song, dance, poetry, theatre-forum, improvisation, surreal fashion and a collective mural emerge. The experience reveals both the power and intensity of co-creation.
1001 Voix : Bruxelles entre en résonance
1001 Voix installe La Collective à Bruxelles autour de l’oralité. Un manoir ixellois inattendu accueille les ateliers ; le spectacle final prend place dans un salon ouvert sur un jardin. Les poèmes, contes, peintures, voix et musiques se rencontrent. Les liens se renforcent et un fil invisible commence à relier les événements entre eux.
1001 Voix: Brussels resonates
1001 Voix brings the Collective to Brussels through a gathering centred on oral expression. An unexpected manor in Ixelles hosts the workshops; the final performance unfolds in a living room facing a garden. Poems, stories, paintings, voices and music meet. Bonds deepen and an invisible thread begins to connect one gathering to the next.
Clarifier les valeurs et le cap
Une réunion fondatrice rassemble plusieurs personnes autour des valeurs, de la vision et du monde que La Collective souhaite contribuer à faire advenir. Solidarité, soutien aux artistes, collectivisation des réseaux, esprit d’enfance et liberté de création y sont réaffirmés. Les anciennes « résidences artistiques » deviennent des « rencontres participatives en créations et co-créations ».
Clarifying values and direction
A founding meeting gathers several people around the values, vision and world the Collective wishes to help bring into being. Solidarity, support for artists, shared networks, the spirit of childhood and freedom to create are reaffirmed. The former “artistic residencies” become “participatory gatherings in creation and co-creation”.
Un site, une newsletter et 1001 Portes
Le site web est créé pour accueillir les valeurs, les archives, les textes et les œuvres issues des premières rencontres. En avril paraît la première Newsletter dans Tous ses États, afin de garder le lien autrement que par les réseaux sociaux. À Avioth, 1001 Portes explore la liberté pendant sept jours, sans programme figé, et fait émerger autant de joies que de conflits féconds.
A website, a newsletter and 1001 Portes
The website is created to host the values, archives, texts and artworks born from the first gatherings. In April, the first Newsletter in All its States is published to maintain connection beyond social media. In Avioth, 1001 Portes explores freedom for seven days without a fixed programme, bringing forth both joy and fertile conflict.
Des limites plus claires, une structure en construction
L’expérience de 1001 Portes nourrit la Charte et clarifie une limite essentielle : La Collective n’est pas un espace thérapeutique. Statuts, règlement d’ordre intérieur, compte bancaire, assurance et comptabilité sont ensuite mis en place afin de donner un cadre durable et crédible au projet.
Clearer boundaries and a structure in progress
The experience of 1001 Portes informs the Charter and clarifies an essential boundary: the Collective is not a therapeutic space. Statutes, internal rules, a bank account, insurance and accounting are then established to give the project a durable and credible framework.
La naissance officielle de l’ASBL
La Collective dans Tous ses États devient officiellement une association sans but lucratif. La reconnaissance juridique ne crée pas l’idée, mais elle lui donne une forme, un poids et de nouvelles possibilités de coopération, de production et de soutien.
The official birth of the non-profit
La Collective dans Tous ses États officially becomes a non-profit organisation. Legal recognition does not create the idea, but gives it form, weight and new possibilities for cooperation, production and support.
ArTerre à Fosdinovo : créer avec le territoire et la mémoire
Pour son premier événement officiel, l’ASBL part en Toscane. Dans un jardin-forêt et un village marqué par le dépeuplement, le groupe crée avec le paysage, interroge les habitant·es et rencontre symboliquement la mémoire de Maria Bianca. La dimension spirituelle, territoriale et mystérieuse de La Collective trouve là une incarnation nouvelle.
ArTerre in Fosdinovo: creating with territory and memory
For its first official event, the non-profit travels to Tuscany. In a forest garden and a village affected by depopulation, the group creates with the landscape, speaks with residents and symbolically encounters the memory of Maria Bianca. The spiritual, territorial and mysterious dimension of the Collective takes on a new form.
Des branches nouvelles
La structure se consolide : gouvernance, mécénat, comptabilité, ateliers réguliers et soutien aux artistes. L’Écrin/ture s’installe à la Librairie Chimères ; la coproduction avec L.U.N.A.I.R.E ouvre un axe musical ; les formations, rencontres et partenariats élargissent le champ d’action.
New branches
The structure grows stronger through governance, fundraising, accounting, regular workshops and artist support. L’Écrin/ture settles at Librairie Chimères; co-production with L.U.N.A.I.R.E opens a musical path; trainings, gatherings and partnerships broaden the field of action.
1001 Ancêtres : explorer les profondeurs
À l’Académie des Arts Visuels de Molenbeek, 1001 Ancêtres explore les trajectoires humaines et non humaines qui nous précèdent : lignées familiales, rivières, villes, forêts et matière cosmique. Méditations, chants, rituels, théâtre et images donnent corps aux mémoires qui nous traversent.
1001 Ancêtres: exploring the depths
At the Academy of Visual Arts in Molenbeek, 1001 Ancêtres explores the human and more-than-human trajectories that precede us: family lines, rivers, cities, forests and cosmic matter. Meditation, song, ritual, theatre and imagery give form to the memories moving through us.
1001 Songes : faire advenir le rêve au présent
Après les ancêtres viennent les chimères. Pendant 1001 Songes, les participant·es incarnent des figures secrètes, libres et fluctuantes. Adultes, enfants et chiens traversent ensemble la frontière entre réel et imaginaire, puisent dans le jeu et donnent une forme présente à l’utopie.
1001 Songes: bringing dreams into the present
After the ancestors come the chimeras. During 1001 Songes, participants embody secret, free and shifting figures. Adults, children and dogs cross the boundary between reality and imagination together, drawing on play to give present form to utopia.
Une toile qui continue de se tisser
Avioth, Bruxelles, Molenbeek, l’Italie, les librairies, les académies, les tiers-lieux, les associations sœurs et toutes les personnes engagées forment un réseau vivant. Les rencontres participatives restent le cœur battant de La Collective, tandis que les ateliers, les coproductions et Cycle-Art ouvrent de nouveaux chemins.
A web that continues to grow
Avioth, Brussels, Molenbeek, Italy, bookshops, academies, third places, sister organisations and all the people involved form a living network. Participatory gatherings remain the beating heart of the Collective, while workshops, co-productions and Cycle-Art open new paths.
A detailed history, step by step
The timeline above is fully bilingual and follows the main stages of the story shared at the non-profit’s first ordinary General Assembly.
Le temps qui passe · The passing of time
Une histoire faite de traces, de transformations et de continuités.
Le temps de La Collective n’est pas linéaire. Il avance par rencontres, retours, métamorphoses et résonances. Chaque événement laisse une trace ; chaque étape transforme ce qui existait déjà et prépare ce qui n’a pas encore pris forme.
The Collective’s time is not linear. It moves through encounters, returns, transformations and resonances. Each event leaves a trace; each stage changes what already existed and prepares what has not yet taken shape.
Cette photographie fait dialoguer le passé, le présent et l’avenir au cœur même du récit de l’association.
This photograph brings past, present and future into dialogue at the heart of the association’s story.
Le nom · The name
Pourquoi « La Collective dans Tous ses États » ?
La Collective
Un choix féminisé qui affirme que l’aventure est pensée, créée et transformée collectivement.
A feminised name affirming that the adventure is imagined, created and transformed collectively.
Dans Tous ses États
Une manière d’accueillir la diversité émotionnelle, les métamorphoses, les mélanges de disciplines et l’abolition des frontières.
A way of welcoming emotional diversity, transformation, cross-disciplinary forms and the dissolution of borders.
Une histoire ouverte · An open story
La toile continue de se tisser.
La Collective n’est pas née d’un plan figé, mais d’une succession de rencontres, d’essais, d’ajustements et de créations. Son histoire reste vivante : elle se prolonge dans chaque atelier, chaque coproduction, chaque lieu partenaire et chaque personne qui y dépose un peu de son énergie.
The Collective was not born from a fixed plan, but from encounters, experiments, adjustments and creations. Its story remains alive through every workshop, co-production, partner place and person who contributes a little of their energy.
